14 octobre 2010

Prologue au travail à la longe

Les nuits sont froides et le pré stérile, aussi les chevaux sont maintenant gardés dans leur box. J'ai passé quelques minutes avec Austerlitz, histoire de l'aider à de dégourdir les jambes et diminuer le gonflement des boulets. Un peu de marche dans la cour, à la laisse, et on sent la plus grande maturité depuis l'an passé. Pas un pas de travers, pas un "coup de cul", mais malgré tout un peu d'impatience. De la nervosité à marcher dans une cour éclairée par un seul projecteur?

L'occasion est belle de lui montrer aute chose: la longe. Je le garde en fait au bout de sa laisse, comme on ne forcera pas l'allure, il ne devrait pas en être trop gêné. J'utilise la chambrière pour motiver son mouvement, et Austerlitz part au pas, l'air de rien. J'appuie son mouvement en faisant moi-même des petits cercles en me dirigeant vers son arrière main. Il s'arrête après un ordre ferme et appuyé uniquement par ma propre immobilisation: les choses vont vraiment bien. Qu'il marche à main gauche ou droite, pas de différence, parfois j'utilise la chambrière pour éloigner ses épaules. Il garde une oreille attentive et semble avoir confiance en moi.

Je lui donne alors un petit challenge: je tape doucement sa croupe avec le bout de la chambrière, de façon rythmique, et j'encourage le trot de la voix. Il comprend vite et me donne quelques foulées de trot. Je peux maintenir le mouvement avec la chambrière et il me laisse toujours une oreille disponible: pas de stress du tout! A croire qu'il a toujours fait ça... Fin de l'effort et une bonne ratio de granules pour le récompenser!